l'interview du moment : Pascal Rob

Au retour de la trêve des confiseurs au cours de laquelle les apprentis footballeurs de l'ASR ont certainement été très gâtés, rien de plus logique que d'échanger avec Pascal Rob, responsable de l'école de foot depuis septembre dernier.
Mais avant cela et puisque c'est la période des voeux, bonne et heureuse année à tous les joueurs, dirigeants, bénévoles et supporters de l'ASR, ainsi qu'à leurs familles... avec une pensée amicale pour nos "étrangers", qui ont répondu à la précédente interview !
Place maintenant à l'entretien avec Pascal...
 
 
Pascal, tu es responsable de l'école de foot depuis septembre dernier : quelles sont les catégories qui y sont représentées, et quels sont les effectifs ?
P.R. Les catégories sont les U6/U7 avec 29 licenciés, et les U8/U9 avec 35 licenciés.
 
Le président Johann Bourrant faisait état en début de saison d'une forte évolution des effectifs, en particulier chez les jeunes, évolution à contre-courant de celle observée au niveau régional et même du secteur. Quelle organisation a été mise en place chez les plus jeunes pour accompagner cette évolution ?
P.R. Dans ces catégories, nous avons la chance d'avoir beaucoup de parents qui suivent leur enfant, ils s'investissent et sont présents lors des entraînements et plateaux.
 
On parle souvent de football à effectif réduit dans les catégories de jeunes : par rapport au foot à 11, y a-t-il des règles particulières applicables chez les jeunes, avec des adaptations leur permettant de progresser ?
P.R. Premièrement, on ne parle pas de compétitions, il n'y a pas de championnat et pas de classement. Les équipes se rencontrent lors de rassemblements de plusieurs clubs du secteur, appelés plateaux. On fait évoluer les enfants à tous les postes et on mélange les âges. Une des règles qui change par rapport au foot à 11, c'est la touche : elle se fait au pied, et l'enfant qui fait la touche peut la faire pour lui-même, et entrer sur le terrain avec le ballon.
Les U6/U7 ont environ 6 à 8 plateaux sur l'année, qui se déroulent le samedi matin. Ils sont répartis par équipes de 4, sans gardien, et jouent sans remplaçant sur des terrains de 30 x 20 m. Ils alternent match et jeu à thème.
Les U8/U9 ont environ 12 plateaux sur l'année, également le samedi matin. Ils sont répartis par équipes de 5, dont un  gardien, et avec remplaçant, sur des terrains de 35 x 25 m. Ils ont 4 matchs de 10 minutes et un jeu technique.
 
Comment sont préparées les séances types d'entraînement chez les jeunes, et pourrais-tu nous décrire une séance-type ?
P.R. Nous avons 2 éducateurs bénévoles et formés qui préparent les séances d'entraînement : Jerôme Trutin pour les U6/U7 et Cyril Lemaile pour les U8/U9. Ils sont encadrés par Philippe Menard, qui passe sur les séances voir leur déroulement, debriefe les séances et échange avec les éducateurs et les parents bénévoles.
Je vais décrire plus particulièrement une séance de U8/U9, car c'est la catégorie que je suis lors des entraînements : il y a une partie échauffement, avec ballon ou sans ballon, des exercices pour développer la motricité, des jeux techniques pour apprendre les gestes de bases et on finit toujours par le petit match.
 
Quels sont les objectifs pour cette 2nde partie de saison en football à effectif réduit, et pourrais-tu nous citer quelques temps forts à retenir pour le printemps prochain ?
P.R. L'objectif premier, c'est que les enfants jouent. Nous avons, comme les autres catégories, beaucoup de problèmes pour nous entraîner, car nos terrains souffrent avec les conditions climatiques. Cette année, nous avons récupéré quelques créneaux de salle le samedi matin (merci à la section basket), les enfants peuvent donc s'entraîner au minimun une semaine sur 2.
Les temps forts à retenir : nous avons 2 plateaux de U8/U9 à Romillé (les samedis matins 8 février et 26 avril), le tournoi du 1er mai à Romillé, la journée nationale des U8/U9 à Guichen le dimanche 8 juin, et la journée départementale U6/U7 le 14 juin.
 
Nous connaissons ton attachement à l'ASR, dont tu es un des piliers depuis plusieurs années : tu as arrêté ta carrière de footballeur en fin de saison dernière, trouves-tu autant de plaisir en tant qu'éducateur ?
P.R. Pour moi c'est un sujet délicat. J'aime m'occuper des enfants, partager les expériences avec les autres bénévoles, on a une super équipe, chacun prend des responsabilités et on se repartit le travail. Les enfants sont attachants et ils adorent le foot, on n'a pas besoin de les motiver. Par contre, je dois apprendre à être rationnel et raisonnable en tant que responsable de l'école de foot, je dois oublier l'affectif et pour moi c'est encore un peu dur.
Sinon, le terrain en tant que joueur me manque terriblement. J'aurai aimé faire une saison de plus et surtout pouvoir encore m'entraîner. J'ai eu la chance de jouer avec toutes les tranches d'âge du club, toutes les équipes et de n'avoir jamais eu de problème.
 
Pour clore cet entretien, le classique jeu des pronostics : quel sera le champion de France 2013-2014 ? Quel classement en mai prochain pour les équipes bretonnes de Ligue 1 (Rennes, Nantes, Guingamp, Lorient) dans ce mini-championnat à 4 ? Enfin, quel sera le classement de l'équipe A de l'ASR en fin de championnat ?
P.R. Pas de surprise, pour le pronostic du champion de Ligue 1 : le PSG.
Pour les équipes bretonnes : Guingamp, Rennes, Nantes et Lorient.
Pour l'équipe A, je vais developper un peu si tu veux bien. Cela dépend d'eux. Ils ont 2 choix : soit ils baissent les bras et la saison est déjà finie, soit ils prennent les matchs un par un et se battent avec leurs moyens sans regrets. Ils ont tous plusieurs années d'équipe première derrière eux, ce ne sont plus des "gamins", il faut qu'ils s'en servent. Ils n'ont plus le temps de râler ou de se chercher des excuses, il faut jouer ensemble. Il y a des maintiens qui valent des montées, et une équipe première est importante dans un club : les enfants viennent la voir jouer et espèrent un jour y jouer. On a besoin de cette équipe en PH ! Pour finir, je pense qu'ils vont se sauver mais il n'y aura pas beaucoup de marge.
 
Pascal Rob en bref
39 ans, chargé de mission système d'information, spécialiste en théorie du poste de stoppeur (mais en pratique et/ou en intérim, régulièrement avant-centre, libéro ou gardien !), a connu les deux grands clubs de la région (La Chapelle Chaussée et Romillé), au club depuis la saison 1997/1998 (l'année du sacre !).
 
Propos recueillis par AL le 16 janvier 2014

l'interview du moment : Valentin et Pierre Luc

Venez découvrir celles et ceux qui font ou ont fait l'ASR : dirigeants, joueurs, entraîneurs, supporters... à travers quelques portraits.
Petit point avec nos "expat' ", Valentin Arribard et Pierre-Luc Mainfray, titulaires en équipe fanion la saison passée, et aujourd'hui partis sous d'autres cieux, pour raisons professionnelles ou poursuivre leurs études.
Echanges.
 
Valentin, Pierre-Luc : où êtes-vous, et que devenez-vous ?
 
V.A. Au moment où j'écris, je suis à Kalgoorlie à 400 km à l'ouest de Perth, capitale de l'état du Western Australia. Austrement dit, je suis proche (400 km, ici, c'est proche) de la seule ville digne de ce nom de la côte Ouest.
Certains ont peut être vu un reportage sur Kalgoorlie, car c'est un ville minière avec tout ce que ça engendre, dont les fameuses "skimpies" (filles qui dansent avec assez peu de vêtements, devant des mecs qui leur donnent de généreux pourboires). Bref, c'est le far west!
Je cherche du travail dans le ramassage de fruits. Les fermiers du coin m'ont dit de revenir les voir début décembre (début d'été là-bas, NDLR), donc en attendant je suis en "road trip" : je vis dans ma voiture (une Toyota Corrola 1993) avec une autre voyageuse.
Avant cela, j'ai fait deux mois de road trip le long de la côte est (de Sydney à Cairns), avec deux amis rencontrés à Shangaï.
 
P.L.M. Je suis actuellement étudiant en Business Administration à Madrid, à la Universidad Rey Juan Carlos. J’habite dans le centre-ville de Madrid à Plaza Mayor, dans une coloc’ d’Anglais et de Français. L’ambiance et les journées pourraient s’assimiler à l’Auberge Espagnole, avec une ambiance particulièrement agréable. En bref, franche déconnade entre Erasmus, où la bonne humeur et la joie de vivre rythment notre quotidien. Bien évidemment, nous consacrons du temps à nos études. Et oui Erasmus c’est également du travail, surtout en cette période de fin où les exams arrivent !
 
Qu'est-ce qui vous a le plus frappé à votre arrivée là-bas ?
 
V.A. La gentillesse des gens. Un exemple parmis d'autres : nous étions plus ou moins perdu en van, à la recherche du caravan park dans lequel on devait passer la nuit. Du coup, on mettait le clignotant à droite, à gauche, on faisait un peu n'importe quoi. On se met sur le coté pour regarder la carte quand une voiture s'arrête. En bons Français, on a cru qu'on allait se faire engueuler parce qu'on conduisait n'importe comment ; en fait la dame venait juste nous demander où on voulait aller pour nous indiquer le chemin. L'immensité des paysages est également impressionnante : qu'on soit devant une forêt, l'océan, ou le désert, on en a toujours à perte de vue !
 
P.L.M. Le rythme de vie espagnol est totalement différent du notre. Clairement, les gens vivent la nuit où ils peuvent sortir jusqu’à 3h du matin, sachant qu’ils doivent travailler le lendemain. Cela est particulièrement lié aux conditions climatiques également : il a fait très beau jusqu’à fin octobre, où nous n’avions pas encore mis la moindre laine sur nos épaules. C’est dire… En relation avec le sport que nous pratiquons, c’est un pays passionné par le foot. Les gens vivent foot H24. Les soirées de matches sont électriques, et les bars sont littéralement bondés pour supporter soit le Real, soit l’Atletico. La rivalité entre les deux clubs existe et les supporters sont très divisés. Une dernière chose plus sérieuse que je peux souligner, en tout objectivité bien sûr, est le vivier de jolies nanas présentes à la capitale. Ce n’est pas une légende. Allez y faire un tour, vous verrez !
 
Combien de temps restez-vous là-bas, et quand revenez-vous ?
 
V.A. Je ne sais pas encore. J'ai la possibilité de faire une deuxième année ici à condition de travailler 3 mois dans une ferme. Je pense peut être faire cette deuxième année, mais je n'en suis pas encore certain.
 
P.L.M. A l’origine je devais y rester au minimum un semestre et peut-être rentrer en janvier pour le stage que je dois effectuer. Seulement, je viens tout juste de décrocher un stage chez Wonderbox à Madrid. Je prolonge donc l’aventure jusqu’à fin mars sur le territoire madrilène. Je serai de retour en Bretagne début avril afin de reprendre mes études en France et rejouer au foot à l’ASR.
 
Arrivez-vous à pratiquer votre sport favori ?
 
V.A. Pas vraiment. J'ai tapé deux fois dans un ballon sur la plage. Mais ici, quand on parle de football, il vaut mieux dire "soccer", parce que sinon, ils ont tendance à croire qu'on parle de football australien (sorte de rugby aux règles bizarres, sur un terrain ovale...). Le football n'est vraiment pas le sport le plus populaire.
 
P.L.M. Je pratique le football occasionnellement à Madrid entre Erasmus. Je dois avouer que la compétition me manque assez. Hâte de la retrouver. Je fais pas mal de tennis dans un parc de Madrid où les infrastructures sont top. Je cours également au minimum une fois par semaine entre copains afin d’éliminer un peu !
 
Suivez-vous les résultats de l'ASR ?
 
V.A. De temps en temps. Je n'ai pas internet tous les jours, loin de là, mais quand je peux, je jette un oeil sur les résultats. Je vois que c'est dur en ce moment, mais je suis sûr que ça va le faire !
 
P.L.M. Bien évidemment, je suis attentivement les résultats des équipes. L’équipe A se repositionne au classement et tout est jouable ! Allez les gars, pourquoi pas un podium, on ne se le refuserait pas ! Au passage, félicitations aux gars pour leur victoire en coupe dimanche. Début de saison encourageant pour la B aussi, à un niveau supérieur. Bravo les gars !
 
Mettrez-vous en application le célèbre adage "l'ASR, on y joue un jour, on y revient toujours" ?
 
V.A. Quand je reviens dans le coin, je ressigne !
 
P.L.M. Bien évidemment. Même si je suis un jeune joueur à l’ASR avec une seule saison à mon actif, je reviendrai en avril pour aider les copains. Tant sur le plan humain que sportif, j’ai vraiment apprécié ma saison passée à l’ASR. Nous avons un super groupe et un super staff, jeune, investi, avec lequel on peut réaliser de belles choses. La preuve en est avec la montée de la B en D2 l’année dernière ou encore la montée de la première un an avant. La réussite, à tous les niveaux, passe selon moi par cette entente sur et surtout en dehors du terrain. Certains pourront témoigner mieux que moi car ils évoluent ensemble depuis très longtemps. Aller jouer au foot au niveau « Ligue », c’est très intéressant, mais cela l’est encore plus quand tu vas y jouer avec les copains. C’est ce qui me fait dire qu’on peut et qu’on va réaliser de belles performances à l’avenir.
 
Pour clore cet entretien, le classique jeu des pronostics : quel sera le champion de France 2013-2014 ? Quel classement en mai prochain pour les équipes bretonnes de Ligue 1 (Rennes, Nantes, Guingamp, Lorient) dans ce mini-championnat à 4 ?Enfin, quel sera le classement de l'équipe A de l'ASR en fin de championnat ?
 
V.A. Le PSG sera champion de France ; Rennes, Nantes, EAG et Lorient seront classés dans cet ordre ; enfin, je vois l'ASR terminer 5ème de son championnat de PH.
 
P.L.M. Je vois Paris gagner le championnat cette année. Globalement au-dessus du lot, il devrait s’imposer sans trop de problème. On espère surtout les voir en Champions League où tout le monde espère un joli parcours. Un remake de l’année dernière voire mieux, c’est ce que tout le monde attend !
Supporter de Rennes, évidemment, j’aurai envie de dire le Stade devant les autres clubs bretons. Mais objectivement, et pour l’instant, c'est Nantes qui joue le mieux et s’ils continuent, ils finiront devant les autres. Je vois donc, si la tendance se confirme : Nantes, Rennes, Guingamp et Lorient.
Concernant le classement de l’équipe A, je la vois bien finir sur le podium. Cela prend du temps de trouver un équilibre mais une chose est sûre, c’est que nous avons une équipe qui joue au ballon avec un potentiel pour évoluer au-dessus. La preuve est que l’année dernière nous avons au moins toujours fais jeu égal avec les équipes du haut de tableau.
 
 
Valentin Arribard en bref
24 ans, voyageur professionnel depuis 3 mois, gardien de but.
Clubs fréquentés : ASR, Montauban, Pacé, ASR de nouveau depuis 2010.
Pierre Luc Mainfray en bref
21 ans, étudiant Master 1 en Management International, spécialité Marketing, à l’IAE d’Angers, actuellement étudiant Erasmus à Madrid en "Business Administration in English", défenseur gauche.
Clubs fréquentés : USBM (Union Sportive Bécherel Miniac), Groupement de Jeunes du Pays de Bécherel, USBM (2009-2010), FC Breteil (2010-2012), ASR depuis 2012.

Entretiens réalisés les 23 et 25 novembre 2013



l'interview du moment : Johann Bourrant

Venez découvrir celles et ceux qui font ou ont fait l'ASR : dirigeants, joueurs, entraîneurs, supporters... à travers quelques portraits.
A tout seigneur tout honneur : nous commencerons cette nouvelle rubrique par l'interview de notre Président, Johann Bourrant.
 
Président, en ce début de saison 2013-2014, pourrais-tu nous présenter la section foot de l'ASR en quelques chiffres ?
J. B. La section football est la plus importante de l'ASR. Elle représente plus de 230 licenciés dont les 2/3 de jeunes. A Romillé de nombreux bénévoles s'engagent tous les week-end pour permettre aux licenciés de pratiquer dans de bonnes conditions leur sport préféré. Ces bénévoles se répartissent en deux catégories : ceux qui encadrent les équipes, aussi bien lors des rencontres que lors des entraînements (pour vous en persuader, venez suivre un entraînement le samedi matin !!!), et ceux qui participent à l'organisation du club (organisation et rangement, buvette, nettoyage des locaux entre les rencontres, ...). Bref, de nombreuses fourmis permettent aux cigales de chanter. Merci à eux ! 
Notre budget est faible mais équilibré. Il se situe aux alentours de 20 000€. Soit un peu moins de 86€ par joueur, auxquels il faut retirer 22€ reversés à la ligue ou au district, 26€ pour les salariés du club qui dispensent l'enseignement, 10€ d'équipement, 5€ de participation aux frais du bureau de l'AS. Heureusement les sponsors nous suivent et nous aident.
 
On note une forte évolution des effectifs, notamment chez les jeunes, évolution à contre-courant de celle observée au niveau régional et même du secteur. Comment expliques-tu cela, et comment l'ASR parvient-elle à accompagner cette évolution ?
J.B. Nous avons effectivement un développement conséquent des catégories de 5 à 11 ans. Pour moi, ce succès vient de la qualité de l'accueil des jeunes, de l'implication des parents dans la vie du club et de la qualité de l'enseignement et du suivi. Concernant les catégories supérieures, et notamment les U19 (les 17/18 ans), nous sommes l'un des seuls club de la région à proposer cette catégorie. C'est un signe positif pour le club et l'entente (avec Irodouer).
 
Quels sont les objectifs et projets du club cette saison ?
J.B. Pour les seniors, l'objectif est simple : confirmation à tous les niveaux de notre qualité de jeu et maintien au minimum dans chaque catégorie.
Pour les jeunes, l'objectif est de jouer le haut de tableau et de viser la montée dans toutes les catégories d'âge. Le projet en jeunes est, à terme, de jouer en ligue dans chaque catégorie.
Pour l'école de football (de 5 à 11 ans), le passeport sportif cadre le développement personnel de chaque joueur pour lui permettre de visualiser ses progrès.
 
Nous connaissons ton parcours d'arbitre et ton attachement à cette fonction indispensable au bon déroulement des compétitions, quel que soit leur niveau. Parallèlement, on constate un manque d'arbitres, d'une manière générale, mais également au sein du club. Que manque-t-il pour faire naître de nouvelles vocations ?
J.B. L'arbitrage est en crise de vocation au niveau national. Et la télé ne nous aide pas au niveau local. Le football est le seul sport où le sportif ne connaît pas ou peu les règles de jeu. Par exemple, au basket, les joueurs ont l'obligation d'arbitrer le week-end et cela ne les empêche pas de jouer ensuite. Au foot c'est plus difficile. Un arbitre court plus de 9 km par rencontre. Donc il n'est pas possible d'arbitrer et de jouer le même WE. Avec Philippe Ménard, nous allons mettre en place des sessions de formation obligatoire pour tous les joueurs. Mon voeu est que les jeunes arbitrent au moins une rencontre par demi-saison. Aujourd'hui les seniors arbitrent le samedi les rencontres de U15 à U19. Et depuis cette année, ça se remarque le dimanche !!!
 
Tu es président de la section foot de l'ASR depuis 2009, comment t'es venue l'envie de prendre cette responsabilité ?
J.B. En 1998, j'ai arrêté l'arbitrage (dernier stage à Clairefontaine en mai avec une "certaine "équipe de France). En 2004, j'ai repris la direction des stades pour accompagner mon fils, et de fil en aiguille, je me suis investi. Le Président de l'époque, Pascal Guéguen (actuel président de l'ASR, NDLR), est venu me voir un soir et m'a suggéré (en accord avec son bureau) de m'investir un peu plus. C'était l'occasion de redonner aux enfants et seniors ce que d'autres bénévoles, des années auparavant, m'avaient apporté.
 
Avec le recul, cela correspond-il à ce que tu imaginais ?
J.B. Non, je pensais que ça serait plus difficile. Mais j'ai la chance d'avoir un bureau efficace. Cette année, il s'étoffe et c'est un bien.
 
Et dans tout ça, trouves-tu toujours un peu de temps pour jouer au foot ?
J.B. Jouer est un bien grand mot. Je pousse le ballon maladroitement le vendredi soir avec les amis vétérans. Et quand mon travail m'en laisse le temps, je viens m'entraîner le mardi ou jeudi soir.
 
Presque 3 mois après la reprise, et après 5 journées de championnat, c'est aussi l'occasion de tirer un 1er bilan sportif pour les équipes seniors. Ton regard sur cette 1ère partie de saison ?
J.B. C'est le bon moment pour en parler, après cette défaite face à nos voisins de Bédée Pleumeleuc, et notre dernière place en PH.
Nous avons commencé l'année avec le départ de 4 joueurs majeurs, deux sont partis à l'étranger, un qui s'est fait opéré des ligaments croisés et le dernier qui est parti jouer en division supérieure à Brequigny. Il fallait reconstruire l'équipe. C'est chose faite depuis ce WE. Quel que soit le niveau où nous évoluons, nous pratiquons un beau jeu mais nous manquons d'efficacité. Notre groupe senior est jeune, et donc le moral est un élément qui fluctue beaucoup trop. Les ambitions que j'ai pour nos équipes seniors sont les suivantes :

   En A, jouer le haut de tableau (maintenant que l'équipe est complète, c'est le minimum).

   En B, il faudra voir le classement fin décembre, mais nous avons une très belle équipe (c'est le réservoir de la A).
   En C, jouer le haut de tableau et prendre du plaisir (c'est un réservoir pour la B, mais aussi l'équipe de ceux qui veulent jouer au foot sans se prendre la tête).
 
Un peu de prospective à présent : comment vois-tu l'ASR dans 5 ans ?
J.B. Avec la redéfinition de la carte intercommunale, c'est un peu flou. Serons nous obligés ou pas de suivre le découpage, ou aurons nous une latitude de choix? En tout cas, notre travail de formation de nos jeunes joueurs doit continuer (merci Ph Ménard), le nombre de bénévoles doit progresser, et la vie du club se développer au travers de moments ludiques. Nous avons la chance d'avoir des équipements de qualité, il ne nous manque qu'un terrain synthétique pour fiabiliser les entraînements pendant la période délicate de l'hiver et permettre de jouer tous les week-end.
 

Enfin, petit jeu des pronostics, que nous proposerons à tous nos interviewés : quel sera le champion de France 2013-2014 ? Quel sera le classement de l'équipe A de l'ASR en fin de championnat ? Enfin, quel classement en mai prochain pour les équipes bretonnes de Ligue 1 (Rennes, Nantes, Guingamp, Lorient) dans ce mini-championnat à 4 ?

J.B. En Ligue 1, le PSG évidemment, suivi par Monaco et Lille (un club de guerriers).
Pour l'ASR, je dirai la A 4eme, la B 2eme, et la C 1ere en humour.
Dans le mini-championnat breton, je vois dans l'ordre Guingamp, Nantes, Rennes et Lorient (avec un maintien des 4 équipes en L1).
 
 
Johann Bourrant en bref
49 ans, commercial multicartes ("drôle de métier", dixit Johann !), au club depuis 2003, président depuis 2009 ("drôle de passion", dixit Johann !)
 
 
Entretien réalisé le 30 octobre 2013